Pour cette nouvelle année je tiens à souhaiter mes meilleurs vœux pour 2009 à tous les lecteurs de ce blog. Je voudrais aussi tous vous remercier pour vos réactions durant l’année 2008 et j’espère que ce blog continuera de vous inspirer dans vos décisions d’investissement.
Les marchés ont démarré l’année en force. La tendance amorcée depuis plusieurs semaines s’est poursuivie: les marchés d’actions ont rebondi de 10 à 40% (Brésil et Hong Kong) par rapport à leur plus bas enregistré au quatrième trimestre. Si l’économie américaine venait à se redresser dans les prochains mois, il s’avérerait alors que les bourses ont eu une nouvelle fois raison… Nous verrons bien. Il convient pour l’heure de rappeler la réponse ironique du lauréat du prix Nobel, Paul Samuelson, dans les colonnes de Newsweek en 1966, en réaction à l’affirmation « les bourses anticipent l’évolution économique », à savoir que « les indices boursiers ont anticipé 9 des 5 récessions précédentes ». Les signaux erronés sont donc nombreux et il semble que ce soit cette fois aussi le cas. Les chiffres économiques demeurent franchement médiocres. Les ventes de Noël aux États-Unis se sont avérées peu brillantes, l’immobilier ne montre aucun signe d’amélioration (l’indice Case-Shiller a cédé 18% en glissement annuel), l’indice de confiance des consommateurs est à un plancher historique, l’indice ISM ne cesse de dégringoler tandis que Caterpillar et FedEx ont annoncé des baisses de salaires. Cependant, le marché vit d’espoir: l’espoir que Barack Obama renversera la tendance par le biais d’un soutien budgétaire; l’espoir que la chute de l’inflation ramènera la confiance des ménages grâce à son impact positif sur le pouvoir d’achat ; l’espoir que les prix de l’immobilier résidentiel finiront par se stabiliser; etc.
2009 sera l’année des extrêmes après une année 2008 extrême. L’année écoulée a en effet été extrême au regard de l’ampleur des plongeons boursiers et du flux constant de nouvelles plus mauvaises les unes que les autres et ce malgré toutes les initiatives politiques des autorités et des banques centrales. L’année 2009 sera faite d’extrêmes en termes de volatilité, de changements des perspectives (passant de médiocres à satisfaisantes) et donc de réaction des marchés. La sous-valorisation de nombreuses classes d’actifs (actions, obligations d’entreprises,…) constitue une base favorable à des remontées spectaculaires et bien des investisseurs malchanceux l’année dernière profiteront de l’occasion pour engranger rapidement des bénéfices. Je serais dès lors très surpris que nous ne soyons pas confrontés dans les prochains mois à un regain des craintes et des doutes relatifs aux bénéfices des entreprises et à l’évolution macroéconomique. La baisse de l’inflation, actuellement salutaire, menace d’être suivie au deuxième trimestre par des craintes que la déflation soit l’étape suivante. Il n’empêche que 2009 sera sans conteste l’année d’une reprise cyclique compte tenu du soutien massif dont les autorités font preuve. Le consensus estime que l’économie américaine se redressera dès le second semestre. Personnellement, je pense que cette reprise interviendra plus tard en 2009. En attendant de voir apparaître la « fumée blanche », les perspectives à court terme seraient plutôt caractérisées par une succession de rebonds suivis de vagues de prises de bénéfices.
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